|
|
|
|
![]() |
|
|
![]() |
|
|
|
![]() |
|
|
|
|
Laboratoire David Rosenfeld entretiens du RARE ![]() .......................................................................................................................... La lettre d'informations du RARE : >>>INSCRIPTION — le-RARE's newsletters : >>>SUBSCRIBE .......................................................................................................................... le-RARE : La première chose qui m’a intriguée dans ton travail, ce sont les titres : ce sont presque toujours des pluriels alors que, dans certaines séries comme Les Justes, Les Modernes…, il n’y a qu’un seul modèle. David Rosenfeld : En fait, mon travail joue souvent sur la contradiction. Dans Les Justes, Les Modernes, il n’y a qu’un modèle : une femme. Cependant, ce singulier devient pluriel car le modèle a de multiples visages. le-RARE : Dans quel but donnes-tu à cette femme un visage pluriel ? D R : Pour ne pas achever, car un être est par nature inachevé. Je n’aime pas finir une photographie. Le titre participe de cet inachèvement, c’est pourquoi je préfère qu’il soit une sorte de flou, de mauvais chemin ou de cheminement. le-RARE : En lisant les titres des séries Les Justes, Les Modernes, Les Galantes, j’ai pensé : " Il y a peut-être une référence à une allégorie ou à une Muse " ; en d’autres termes, une allusion à l’histoire de l’art. Je me suis demandé : " Ces portraits de femmes prétendent-elles, en quelque sorte, être une allégorie ou une Muse ? " D R : Elles peuvent tout à fait y prétendre, mais ce n’était pas intentionnel. En fait, mes titres sont des " réponses-pirouettes " à l’art contemporain (ma dernière série s’appelle d’ailleurs Les Contemporaines) mais ce sont aussi et d’abord des faux chemins. le-RARE : Tu veux dire que Les Modernes sont forcément modernes, de même que Les Contemporaines sont forcément contemporaines. Est-ce à dire qu’il y a parfois une note d’humour, voire d’ironie ? D R : À l’intérieur d’une série, je peux parfois être ironique. Par exemple, dans la série Charades, la 15e photographie est un clin d’œil ironique à l’art contemporain : j’additionne des éléments qui, pour moi, sont insignifiants en sachant qu’ils plairont davantage à ceux qui aiment l’art contemporain. Là, je m’amuse à constater que du non-signifiant + du non-signifiant est égal à une photo (du signifiant). Mais dire de mes photographies qu’elles sont ironiques serait une erreur. le-RARE : Alors serait-ce une dimension ludique ? |
|
| I Création graphique tri-angles I le-rare@le-rare.com I | ||